Ernest Mourin, Les comtes de Paris : histoire de l'avénement de la troisième race (1872)
“ J'avais planté ma tente en plein xe siècle, sur un terrain injustement dédaigné de nos grands annalistes, à la limite de deux mondes, le monde romain qui achève de s'écrouler, le monde moderne qui rapproche et amalgame ses éléments organiques. Ce n'est pas l'heure crépusculaire où la vie s'arrête, où les peuples s'endprment ou s'engourdissent, où l'histoire ressemble au désert aride que le pied frappe en vain sans éveiller des âmes. C'est l'aurore, la diane sonne, une nation se lève pleine de jeunesse et de vigueur, en pleine floraison, comme le printemps, comme le ver sacrum des anciens. ”
