Résumé

Lausser Gerbert, étude historique sur le Xe siècle… (1866)

Or, le xe siècle se préoccupait peu de la science ; la bonté avait fait naufrage dans cet épouvantable chaos où s'engloutissaient pêle-mêle les lois et les institutions ; la beauté, cet amour de l'ordre et de l'harmonie, selon la belle définition de saint Augustin, dut aussi s'exiler. Penché vers la terre, l'homme n'en détachait plus ses regards, et, quand sous le poids d'intolérables douleurs, il sentait son cœur défaillir et ses genoux trembler, l'espérance, ce beaume des malheureux, ne venait plus ranimer son courage en montrant à cette âme désolée un idéal qui lui souriait au ciel.
Source : Gallica

Lausser Gerbert, étude historique sur le Xe siècle… (1866)

Une des plus belles prérogatives de l'esprit humain, c'est de chercher à élargir de plus en plus le cercle de ses connais sances. Ce désir de connaître, qui fait le fond de notre nature, prend dans les hommes de génie un caractère de tenacité qui ne tarde pas à devenir une passion, passion noble et pure dont l'âme ne peut plus se guérir, dès qu'un rayon de vérité est venu couronner ses efforts ou caresser ses espérances.
C'est là ce qui nous explique l'activité fébrile de l'écolâtre de Reims, et ce besoin insatiable de tout connaître, de tout embrasser dans sa vaste intelligence.
Source : Gallica

Lausser Gerbert, étude historique sur le Xe siècle… (1866)

Succédant brusquement au siècle de Charlemagne, le Xe siècle avait vu se voiler ce soleil de la civilisation qui venait de rayonner avec tant d'éclat sur l'œuvre
du fils de Pépin. Comme dans la nature, après un lever radieux, l'astre du jour paraît quelquefois s'obscurcir un instant et s'éclipser derrière les brouillards du matin pour reparaître ensuite plus lumineux et plus éclatant, ainsi l'esprit humain, après avoir ployé un moment au Xe siècle, se relève avec Gerbert, secouant, comme autrefois Lazare, le voile d'ignorance sous lequel il était enseveli.
Source : Gallica

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