David Ker, Cyril aux doigts-rouges ou le Prince Russe et l’Enfant Tartare
“ En réalité, on se méprenait, car Sylvestre avait été longtemps le chef réel de la garnison et la vie et l’esprit de ses héroïques défenseurs. Qu’il donnât des ordres et qu’on lui obéit semblait tout naturel aux Russes. Tous sentaient instinctivement que c’était lui, Sylvestre, l’homme indispensable. — Nous pouvons avoir confiance, maintenant, mes enfants ! s’écria-t-il aux êtres maigres, hagards, aux yeux creux qui étaient assemblés autour de lui. Lorsque les hommes se servent du meurtre et de la trahison pour arriver à leur but, ils montrent, par là, que leur cas est désespéré. ”
