George Sand,
Monsieur Sylvestre
“ La civilisation périrait dans cette tourmente, et le seul refuge serait encore une fois... — N’achevez pas, ne blasphémez pas, s’écria M. Sylvestre en interrompant l’exposé de ma proposition. Vous voulez dire que vous aimez mieux voir périr la liberté que votre vaine civilisation d’hier ou d’avant-hier ? Eh bien, moi, je dis : Périsse l’ouvrage d’hier et de ce matin plutôt que l’âme d’un peuple ! Et savez-vous ce que c’est que l’âme d’un peuple ? C’est sa volonté d’être heureux, c’est l’éternelle aspiration au bonheur qui est la promesse éternelle de Dieu à l’humanité. ”
