Résumé

David Ker Cyril aux doigts-rouges ou le Prince Russe et l’Enfant Tartare

Il partit et, parmi ces hommes terribles qui croyaient peu et ne craignaient rien, il était déjà aussi puissant que le Prince Vladimir lui-même.
— « Veux-tu vivre avec nous et être mon fils ? » demanda le moine en présentant la main à l’enfant blessé et en souriant d’un sourire si doux et si aimant que sa figure ridée eut une expression d’ineffable bonté.
— « Que le grand Prince des Russes jure d’être bon envers ma mère et de ne pas me faire esclave », répondit l’enfant promptement, « et je jurerai de vous être fidèle ainsi qu’à lui ».
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David Ker Cyril aux doigts-rouges ou le Prince Russe et l’Enfant Tartare

« Quoi ! » s’écria Vladimir, le regardant fixement, « tu veux venir avec nous pour lutter contre tes compatriotes ? »
— « J’ai juré de vous être fidèle dans la vie comme dans la mort, Vladimir Sviatoslavovitch », répondit le jeune tartare, subissant le regard du Prince sans fléchir. « Avez-vous peur que je ne tienne pas ma parole ? »
— « Non. non, mon enfant, reprit le grand guerrier, joyeusement, « je sais que tu ne le feras jamais. Si le père Sylvestre ne peut pas t’employer ici, tu pourras nous accompagner et tu seras le bienvenu. »
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« Pourquoi dois-tu mourir si jeune pour l’amour d’un vieillard qui a déjà assez vécu ? Hâte-toi de te sauver pendant qu’il en est temps encore et puisse Dieu te bénir ! »
— « Quoi ! et vous abandonner ? » répliqua à côté de lui l’enfant Tartare. « Ce serait une superbe action, en vérité. Je ferais une belle figure en arrivant devant le grand Prince et ses guerriers en leur disant : « J’ai quitté le père Sylvestre dans une tempête de neige ; je devais rester près de lui, mais je suis parti pour sauver ma propre peau. » Non, non, mon père, quoiqu’il puisse arriver nous resterons ensemble.
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