Résumé

Portrait de Alfred Rambaud Alfred Rambaud La Russie épique - Les chansons du cycle de Vladimir

C’est à cette table que l’on convie les nobles étrangers, que les héros font leurs vanteries, qu’ils décident leurs expéditions, qu’ils se querellent et se lancent des défis, que, moitié ivres, ils concluent des paris insensés. La table de Vladimir est le centre de l’épopée russe, un commun rendez-vous pour les héros accourus de toutes les extrémités de la Russie, — pour Dobryna de Riazan, pour Ilia de Mourom, pour Stavre de Tchernigof, pour Diouk de Galitch, pour Soloveï des pays d’outre-mer.
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Portrait de Alfred Rambaud Alfred Rambaud La Russie épique - Les chansons du cycle de Vladimir

« Écoute, jeune princesse Zabava, tout m’inspire en toi de l’amour; mais ce qui en toi ne me plaît pas, c’est que tu aies fait, toi, une jeune fille, les avances pour ton mariage. » Rien de plus auguste que la matrone héroïque, veuve de héros, mère d’un héros. Les bylines sont ici d’accord avec les monumens du droit et de l’histoire. La veuve-mère est souveraine chez elle, honorée de tous, vénérée de son fils. Ainsi nous apparaissent la mère de Dobryna, celle de Diouk Stépanovitch, celle du roi de mer Soloveï, celle du ravisseur de jeunes filles, Khotène, fils de Bloud.
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Ilia, tu seras un grand héros ; tu ne dois pas mourir en bataille. Livre donc combat à tous les héros, à toutes les héroïnes audacieuses. Seulement ne t’avise pas de lutter avec Sviatogor le bogatyr, car la terre peut à peine le porter; ne va point t’attaquer à Samson le fort : sur sa tête, il y a sept cheveux divins ; ne lutte point avec le sang de Mikoula : il est chéri de la mère humide, la terre; n’en viens pas aux mains avec Volga : ce n’est point sa force qui le rend invincible, c’est sa ruse.
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