Alfred Rambaud,
Une épopée byzantine au Xe siècle - Les exploits de Dignéis Akritas
“ Il est probable que les traits de délicatesse chevaleresque, de respect pour les femmes, qu’on trouve semés dans le poème d’Akritas, parmi les traits de cruauté et de débauche, sont dus à l’influence des Arabes. Antar peut être opposé à tous les preux d’Orient et d’Occident, comme un modèle de chevalerie, comme le miroir des amans héroïques. Ce Bédouin, ce demi-nègre, ne connaît pas la jalousie cruellement orientale d’Akritas. Il n’étouffe pas sa bien-aimée dans ses bras : il meurt en lui sauvant la vie. Tel est l’idéal d’héroïsme que se créait la poésie des Arabes avant et après Mahomet. ”
