Collectif, Revue des religions/1892/Vol 2
“ C’est ainsi que la représentation d’un monde fantastique, tel qu’il nous apparaît dans ce poème, a été pour ces anciens hommes le système scientifique de l’univers, et que des monstres, tels que le taureau divin et les hommes-scorpions, n’ont été sans doute pour eux que la personnification d’une conception astronomique. Cette grandeur est, d’ailleurs, tempérée par un vif sentiment de la faiblesse humaine. Dans ce poème, les héros sentent et souffrent comme nous. Ne voyons-nous pas Gilgamès pleurer comme un enfant, sur le sort malheureux d’Eabani et trembler à la seule pensée de la mort ? ”
