Collectif, Revue des religions/1892/Vol 1
“ Gilgamès avait enfin mis le pied sur cette terre idéale, située sur les rivages lointains, aux extrémités du monde, il touchait à ce pays du rêve, qui se cristallisa, dans l’imagination des peuples jeunes, en ces paradis enchanteurs où l’on cueillait les pommes d’or [8] . Gilgamès, cependant, allait son chemin... Il allait, conservant le même aspect, — le corps couvert d’une lèpre, qui servait de vêtement à sa chair divine, — et gardant au cœur la même blessure... Maintenant, il touchait aux bords de la vaste mer, aux limites de l’empire de la déesse Sabit. ”
