Rhuys

Définition et enjeux

Jean-François Luco,  Histoire de Saint-Gildas-de-Rhuys (1869)

“ Autrefois l'arcade qui la recouvre était à trois ou quatre pas du maître-autel. Ce fut là que, selon toute probabilité, les premiers moines de Rhuys déposèrent les restes vénérables de leur bienheureux père.
C'est là que des générations se sont agenouillées dans la prière et que la vertu de Dieu a, par d'éclatants et nombreux miracles, attesté à nos pères la grande sainteté de son serviteur. C'est là aussi que, nous-mêmes, bretons de Rhuys et imitant un exemple donné par douze siècles, avons fléchi le genou et pieusement incliné le front sur cette froide pierre.
”
Source : Gallica

M. Reynes-Montlaur,  Revue des Deux Mondes

“ Depuis qu’elle l’avait quitté, le soir, dans sa prison, le cœur de Rhuys était mort. Il ne revivait pas, à la voir passer et repasser ainsi, le long des lames. Il n’y avait plus de lutte possible puisque ses ennemis savaient, puisqu’elle lui avait répondu : « Peut-on aimer un homme qui a fui ? » Mais il était seul maintenant. Il n’entendait plus le pas hésitant du barde ; le druide n’était plus assis à son côté, les yeux pâles, les paroles lentes et lointaines. Rhuys était seul devant « la douce vie » qui fuyait, et il pouvait aller vers elle ! ”
Source : Wikisource

M. Reynes-Montlaur,  Revue des Deux Mondes

“ Et ce ne fut pas un cri de joie, mais une longue acclamation de triomphe ; une acclamation ininterrompue, surhumaine, lorsque Rhuys parut, entre le druide et le barde, beau de la beauté unique de ce peuple.
Il marchait, souriant et calme. Une seule pensée le prenait tout entier : montrer à ses vainqueurs que leur captif savait mourir. Tous étaient en armes comme lui. Ils le regardaient avec un fraternel orgueil. Des mères approchaient leurs enfans jusqu’à lui. Le barde chantait un chant de guerre et de mort dont tous reprenaient le grave refrain.
”
Source : Wikisource

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