Olga de Pitray

Olga de Pitray

Résumé

Portrait de Olga de Pitray Olga de Pitray L'usine et le château (1891)

Le caractère distinctif de l'homme de bien, c'est de ne dédaigner personne et de ne se laisser détourner par personne. Tu as un but; il s'agit d'y arriver. Acheminons-nous vers ce but, la main dans la main, et ne crains pas d'y chanceler; je serai là!
— Merci! murmura Gildas d'une voix étouffée.
Je vous comprends et je vous obéirai. Odet, comme tu dois être fier d'un père comme le tien!
— Il est à toi comme à moi, frère!
— C'est bien doux, une famille! reprit le convalescent en attirant à lui son ami fidèle et en serrant avec reconnaissance la main du manufacturier.
Source : Gallica

Portrait de Olga de Pitray Olga de Pitray L'usine et le château (1891)

Je ne veux plus de cela, ma bonne, ma chère bonne!
tu vas reprendre ton ancienne chambre à côté de moi et tu ne la quitteras plus : c'est moi qui te le dis, moi l'enfant à qui tu viens de sauver la vie. Oh! Matithilde, comment as-tu pu faire seule ce long, long trajet jusqu'à Marsault?
— Le bon Dieu a eu pitié de ma détresse, répondit l'aveugle, en serrant de nouveau Gildas sur son cœur; sans rien voir, j'entendais tout.
Lorsqu'on t'a su malade, atteint de ce mal terrible,
c'a été un tohu-bohu général.
Source : Gallica

Portrait de Olga de Pitray Olga de Pitray L'usine et le château (1891)

Noëlie contempla Gildas avec une stupéfaction profonde; était-ce bien le même garçon qui avait si souvent sympathise avec elle? non moins
étonné, Bénédict les observait à travers son inséparable lorgnon.
« C'est convenu ! » répondit enfin la fillette d'un ton concentré.
Sans se soucier de son dépit à peine dissimulé, Gildas la mena vers ses jeunes amis. Odet fut si gai, si plein d'entrain, Mizelle si aimable et si gracieusement bonne, que l'on parut s'entendre à merveille. Ben était radieux. Pas de pinçons, pas de sarcasmes de la part de son petit tyran.
Source : Gallica

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