Résumé

Jeanne Cazin Un drame dans la montagne (4e éd… (1905)

Rosine courut lui chercher ce qu'il demandait, et il se mit à creuser avec précaution, agrandissant le trou que Bella, suivant l'instinct de sa race, avait commencé d'ouvrir.
Tous les autres s'étaient groupés autour de lui, regardant avec anxiété. Puis un cri s'échappa tout à coup de leurs poitrines : d'un coup de pelle, Frédéric venait de mettre à découvert un gros soulier ferré. Il n'y avait plus de doute, une malheureuse était là, ensevelie sous l'avalanche.
Le cœur palpitant d'émotion, Frédéric continua à creuser, en redoublant de prudence.
Source : Gallica

Jeanne Cazin Un drame dans la montagne (4e éd… (1905)

Je voudrais bien redescendre, dit Lisa, qui ne pouvait retenir ses larmes.
— Il faut pourtant que tu gardes le Braff, répondit Rosine; tu auras seule assez d'influence sur lui pour le retenir ici jusqu'à demain.
— Je ne pourrai donc pas assister à l'enterrement?
— Non, il faudra t'en priver par amitié pour le Braff; tante Geneviève a dit qu'il valait mieux le laisser dans l'ignorance de son malheur, puisqu'il ne le comprenait pas. Dans quelque temps il aura peut-être tout oublié.
— C'est possible! dit le chasseur; sa simplicité doit le préserver du chagrin.
Source : Gallica

Jeanne Cazin Un drame dans la montagne (4e éd… (1905)

Frédéric et Gomy étaient venus dire adieu au jeune voyageur. Ils se tenaient debout auprès de l'aveugle avec Geneviève, Rosine, Lisa et les petits enfants, qui se pendaient aux jupes de leur mère pour chercher à la consoler. Après avoir embrassé Pierre, les larmes aux yeux, ses amis le regardèrent tristement s'éloigner. Personne ne parlait, chacun craignant de laisser échapper les sanglots retenus avec peine, par respect pour la pauvre mère, qui, les mains jointes et le cœur serré, ouvrait les yeux sans voir. L'émotion la paralysait, lui enlevait toutes ses facultés.
Source : Gallica

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