Résumé

Jeanne Cazin L'enfant des Alpes (4e édition… (1901)

A cette heure où la lune se lève dans un ciel éclairci, qui annonce la gelée, les montagnes environnantes se découvrent sous les brouillards qui les cachaient, et qui se condensent en neige sur leurs flancs blanchis. Peu à peu ces majestueux sommets apparaissent dans toute leur splendeur, car ils ont besoin de leur tapis de neige pour être vraiment au point. L'hiver est le moment où les vallées des Alpes sont plus belles que jamais.
Source : Gallica

Jeanne Cazin L'enfant des Alpes (4e édition… (1901)

Max, enchanté, s'endormit en faisant des projets, rêva qu'il avait empoisonné douze renards magnifiques dont il envoyait les peaux argentées à M. du Sorbier, ce qui produisait une jolie somme pour l'opération d'Ilsée, et le raccommodait avec sa petite cousine, fâchée de son entêtement à ne pas vouloir demander pardon à son oncle : celui-ci le lui accorderait de lui-même quand il aurait fait parler sa fille. Il se réveilla encore, excité par ses idées de chasse, qui le poussèrent à se lever de bonne heure, pour avoir le temps de tuer à coups de fusil les petits oiseaux nécessaires aux appâts.
Source : Gallica

Jeanne Cazin L'enfant des Alpes (4e édition… (1901)

Tout en continuant à bouder, Max n'en avait pas moins suivi son oncle et son père, attiré par sa curiosité de chasseur. La vue du superbe animal étendu sur la neige lui fit éprouver une certaine satisfaction, malgré son vif regret de ne pas l'avoir tué lui-même. Il pensait bien que son oncle l'enverrait à M. du Sorbier. Mathias en eut l'idée tout de suite, en effet, et il la communiqua à ses deux compagnons.
« Nous en partagerons le produit à nous irois », leur dit-il.
C'est l'habitude des montagnards chassant ensemble : ce qui est tué par l'un appartient à tous.
Source : Gallica

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