Laurence de Savigny

Résumé

Laurence de Savigny Le Robinson des Alpes (1867)

A la base de la muraille de granit, il n'y a rien que des pics abrupts, des langues de terrain d'une déclivité impossible à frayer, et coupés de rochers surplombant sur l'espace.
Puis, plus bas encore, rempart de rochers, précipices, torrent, caverne, tout va se perdre sous le noir rideau d'une gigantesque forêt de sapins.
Après l'inspection terminée :
— Eh bien, dit Lucien à son frère, vois-tu ici quelque grande route qui nous conduise bien commodément dans la plaine?
— J'y vois toutes les horreurs de la nature, dit Edouard.
— Nous voici joliment perchés ! reprend le bambin.
Source : Gallica

Laurence de Savigny Le Robinson des Alpes (1867)

Edouard jette à terre son arme inutile; il saisit un de ces bâtons ferrés de voyage dont son frère se servait toujours sur le sol glacé, et qu'il tenait encore à la main, et, levant haut ce bâton, il en porte un coup vigoureux qui fouette l'air et va tomber sur les jambes du vautour. L'oiseau rebondit sous le choc ; mais après s'être élevé à une certaine hauteur, il redescend et revient à l'attaque; alors il reçoit un second coup qui lui rompt à demi les pattes; et haletant, effaré, il n'a plus de force que pour revoler à son rocher.
Source : Gallica

Laurence de Savigny Le Robinson des Alpes (1867)

Et maintenant, Antoine ?
— Maintenant, ce lieu est maudit ; il ne sera jamais qu'un désert de glace, d'où toute végétation est bannie, d'où les hommes n'approcheront plus. Mon dessein est d'aller y finir ma vie.
— Se peut-il !
— Ma maison seule a été à demi-épargnée ; le roc qui la séparait du village a fendu l'avalanche, pulvérisé son courant qui, retombant sur le bâtiment en poudre de glace, ne l'a pas entièrement abîmé; il en reste des débris, bien ébranlés, mais encore debout.
Source : Gallica

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