Résumé

Portrait de Marie Pape-Carpantier Marie Pape-Carpantier Enseignement par les yeux. Zoologie des salles d'asile et des écoles élémentaires… (1904-1911)

Et ils pressent leur marche, ils accourent haletants, mourants de soif : mais à la place où ils voyaient ces lacs il n'y a rien... rien que le sable, le sable embrasé, le sable toujours !.. L'apparence trompeuse se montre plus loin, encore plus loin, et semble toujours reculer à mesure qu'on approche... Car, mes enfants, ces lacs paisibles, ces palmiers réfléchis dans l'eau, toute cette apparition séduisante n'est qu'une illusion, une perfidie du désert ! C'est l'image d'objets hors de portée, que l'air échauffé au contact du sol reflète ainsi de très loin, et non une oasis véritable.
Source : Gallica

Portrait de Marie Pape-Carpantier Marie Pape-Carpantier Enseignement par les yeux. Zoologie des salles d'asile et des écoles élémentaires… (1904-1911)

De toutes les contrées polaires, la plus rapprochée de nous est celle qu'on nomme la Laponie elle touche d'un côté à la Russie et de l'autre au nord de la Suède.
Imaginez-vous un vaste pays sans villes, sans culture et presque sans arbres, si ce n'est de grands sapins noirs sur le flanc des montagnes, et dans les vallées quelques bouleaux et quelques saules.
Dès l'automne un froid déjà terrible se fait sentir. Les nuits sont devenues longues, les jours courts et nébuleux. La neige tombe jour et nuit à gros flocons; le vent, qui souffle avec violence, la soulève en épais tourbillons.
Source : Gallica

Portrait de Marie Pape-Carpantier Marie Pape-Carpantier Enseignement par les yeux. Zoologie des salles d'asile et des écoles élémentaires… (1904-1911)

C'est ce qui arriva un jour à un lièvre de ma connaissance. Les lièvres, vous le savez, ne jouissent pas d'un grand renom de bravoure.
Lorsque j'étais petite tille, comme je n'étais pas poltronne, j'aimais à me promener le soir à la campagne dans notre grand jardin. Je m'asseyais sur les marches du perron pour regarder le beau clair de lune, les petits nuages blancs qui traversaient le ciel, et les grandes ombres des arbres que le vent faisait aller et venir sur le terrain. J'allais même
dans le verger qui est au bout du jardin.
Source : Gallica

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