Résumé

Adolphe d' Houdetot La petite vénerie ou La chasse au chien courant (1930)

Il faut aimer cet exercice, non pour les joies qu'il procure, mais pour la paix, le calme, le repos de l'âme dont il sature la vie; il faut l'aimer assez pour en accepter résolument les devoirs, les charges, les fatigues, et ne considérer aucun détail comme au-dessous de sa dignité. Ennobli par les plus rudes travaux, le chasseur vraiment rustique, se tenant lieu de valet de chien et de piqueur, ne concède à aucun autre le glorieux privilège de faire à la fois acte de persévérance, d'habileté et de courage dans la pratique la plus servile de cette noble profession.
Source : Gallica

Adolphe d' Houdetot La petite vénerie ou La chasse au chien courant (1930)

L'histoire a recueilli l'excentricité passionnelle de ce pauvre gentilhomme du bon vieux temps qui, ruiné autant par les vices brillants de ses devanciers que par les siens propres, n'avait conservé de son ancienne splendeur qu'un vieux piqueur et un vieux chien de tête, avec lesquels il vivait renfermé dans un petit castel, dépouillé de ses bois, de ses métairies, de ses dépendances, de tout enfin, hormis d'un petit enclos dans lequel le pauvre gentilhomme, fidèle observateur des règles de la vénerie, se livrait encore au plaisir traditionnel de la chasse à courre.
Source : Gallica

Adolphe d' Houdetot La petite vénerie ou La chasse au chien courant (1930)

Ce n'est pas non plus la passion qui manque, c'est la terre et l'argent; c'est l'harmonie entre toutes les classes qui, au lieu de s'aimer, se jalousent et se détestent. Qu'un animal, entraînant une meute sur ses pas, débuche dans un champ dépouillé de ses fruits, soudain des procès, des injures, des conflits inévitables : il semble que, dans notre siècle, on ait inventé un nouveau plaisir : la peine d'autrui!
Source : Gallica

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