Résumé

P. Barreyre Les Grands Veneurs de l'époque… (1882)

La chasse ronfle et va d'un train d'enfer !
On entend les voix perçantes des fox-hounds, ce qui est l'indice certain que l'animal n'a pas d'avance! Mais voulant m'en assurer je prends les devants de la chasse et vois le sanglier franchir d'un bond une ligne de la forêt, et les chiens presque en même temps ! Après deux grandes heures d'une chasse enragée, le sanglier gagne des fourrés d'épines, traverse successivement deux étangs qui font perdre aux chiens leur avantage. Tous cependant sont ensemble ! mais la vitesse de la chasse s'est ralentie et la nuit s'annonce.
Source : Gallica

P. Barreyre Les Grands Veneurs de l'époque… (1882)

Un cri sauvage s'échappe de la poitrine du colossal veneur! En même temps, le cri des chiens redouble de fureur!... Givredy, plus acharné lui-même, étonne tous les chasseurs par sa hardiesse et ses ruses pour l'attaque ! sautant sur ses reins, le mordant à la queue, et sous la queue !
Le marquis, furieux de voir le chien de sa femme étendu mort sur le champ de bataille, s'approche du redoutable quartenier et d'an coup de carabine lui brise la mâchoire inférieure qui portait, ses dangereuses armes, et crie de toute la force de ses poumons à la meute en fureur, Hallali !
Source : Gallica

P. Barreyre Les Grands Veneurs de l'époque… (1882)

Dans le cours de la chasse, un ragot veut débucher sur la forêt de Messarge. Sa vue excite la curiosité des chasseurs, et tous prennent plaisir à voir la vitesse de la course, lorsque tout à coup apparaît un cavalier dans la plaine. Il charge le sanglier, et la rapidité de son cheval est telle qu'il aborde la bête noire et marche pendant quelques instants côte à côte avec elle, le fusil au poing. Au moment où l'animal franchit un large fossé et retombe sur ses quatre pieds, il reçoit, entre les écoutes, un coup de feu qui l'étend raide mort, sur le talus...
Source : Gallica

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