Résumé

Portrait de Auguste de Chabot Auguste de Chabot La chasse à travers les âges : histoire anecdotique de la chasse chez les peuples anciens et en… (1898)

Au printemps, dit-il, il prend le renard dans les pans de retz, et deterre le blaireau. En été, il force le lièvre, furette les connils dans ses garennes, arquebuse à l'affut les sangliers qui ravagent les récoltes des paysans, tire des merles et des grives avec son arc à jalet. En automne grandes chasses aux sangliers, puis aux loups avec l'arquebuse et les toiles, vols pour grives, pour pie, pour milan, chasse de l'alouette au miroir. En hiver chasse au traîneau, tir des perdrix sur la neige ; la tonnelle ; le loup avec les mestifs et les lévriers d'attache.
Source : Gallica

Portrait de Auguste de Chabot Auguste de Chabot La chasse à travers les âges : histoire anecdotique de la chasse chez les peuples anciens et en… (1898)

Braconnier d'instinct, passionné de chasse et de pêche, marcheur infatigable, d'une bonté parfaite, il avait raison de dire qu'« il eût fait un excellent zouave s'il n'eût été curé ». Et ses histoires, ses désespoirs de chasseur, ses larcins de fureteur, ses affûts, où La Guiche se donnait parfois le malin plaisir de le faire prendre par ses gardes, devenaient un sujet inépuisable de blague pour nous et de tourments pour lui. Guérard, bon veneur et grand gobelet, avec son ventre sans pareil,
faisait spirituellement sa partie dans ces soirées inénarrables.
Source : Gallica

Portrait de Auguste de Chabot Auguste de Chabot La chasse à travers les âges : histoire anecdotique de la chasse chez les peuples anciens et en… (1898)

Parvenu au trône, Charles VIII, bien qu'il eût passé sa jeunesse avec sa soeur aînée, Mme de Beaujeu, aima peu la vénerie; il se plaisait surtout aux déduicts de la fauconnerie. Il se fit chérir de sa noblesse en lui rendant les droits et les privilèges de chasse, confisqués par son père.
Aussi la cour passa-t-elle de l'extrême tristesse à la joie la plus grande. Pour complaire au jeune roi, on vit les vieux courtisans courir et folâtrer dans la forêt d'Amboise, et même de graves magistrats grimper sur des arbres, pour y chercher des nids d'oiseaux qu'ils offraient au jeune prince.
Source : Gallica

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