Harde

Définition et enjeux

Émile Livet,  Les agonisants : 1917-1922 (1924)

“ Où j'étais proscrit :
— Mal et maladie, Doute, anxiété,
Morne tragédie, —
Je l'ai donc été,
Cette âme affadie,
Ce cœur hébété ?
V
Hélas ! même encore Aujourd'hui le mal Décevant, fatal,
Qui brûle et dévore Mon sang et ma chair, — Ce mal est d'enfer !
Et ma vie étique Toujours ci-inclus Est de plus en plus Molle et frénétique : Mon corps n'en peut plus !
VI
Mais si l'âme libre, Qu'importe, ô mon Dieu ? Faites, ô mon Dieu,
Que cet équilibre Que j'ai, peu à peu,
Avec maladresse,
Mais avec tendresse, Humblement conquis, Me demeure acquis!...
”
Source : Gallica

Adolphe d' Houdetot,  La petite vénerie ou La chasse au chien courant (1930)

“ Où vous verrez un cerf, attendezvous à ne jamais rencontrer un daim.
Ce bel animal entre en rut quelques jours plus tard que le cerf, état qui n'altère en rien sa venaison ; aussi est-il le moins léger de tous les fauves et conséquemment celui que l'on réduirait le plus aisément, si quelques particularités ne venaient en aide à cet animal pour lequel les chiens ont une prédilection marquée.
Les daims vivent en hardes, de même que les cerfs.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles Baudelaire Charles Baudelaire,  Les Fleurs du mal

“ Ange plein de gaîté, connaissez-vous l’angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le cœur comme un papier qu’on froisse ?
Ange plein de gaîté, connaissez-vous l’angoisse ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l’ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature