Charles Clair, La jeunesse de saint Augustin, d'après ses Confessions (1883)
“ Seigneur mon Dieu, je cherche ce qui me plaisait dans ce vol, et je n'y vois aucune beauté. Je ne parle pas de cette beauté qui reluit dans l'équité, dans la prudence, dans l'intelligence de l'homme, dans sa mémoire, ses sens, sa vie corporelle; ni de la beauté de cette splendide armée des astres, de la terre, de la mer remplie d'être vivants dont les générations ininterrompues se succèdent; ni même de ce fantôme éphémère de beauté, qui voile les vices décevants. Car l'orgueil contrefait l'élévation, tandis que vous seul, ô mon Dieu, êtes élevé au-dessus de tous les êtres. ”
