Résumé

Charles Clair La jeunesse de saint Augustin, d'après ses Confessions (1883)

Seigneur mon Dieu, je cherche ce qui me plaisait dans ce vol, et je n'y vois aucune beauté. Je ne parle pas de cette beauté qui reluit dans l'équité, dans la prudence, dans l'intelligence de l'homme, dans sa mémoire, ses sens, sa vie corporelle; ni de la beauté de cette splendide armée des astres, de la terre, de la mer remplie d'être vivants dont les générations ininterrompues se succèdent; ni même de ce fantôme éphémère de beauté, qui voile les vices décevants.
Car l'orgueil contrefait l'élévation, tandis que vous seul, ô mon Dieu, êtes élevé au-dessus de tous les êtres.
Source : Gallica

Charles Clair La jeunesse de saint Augustin, d'après ses Confessions (1883)

Cet âge, Seigneur, que je ne me souviens pas d'avoir vécu, que je ne connais que sur la foi d'autrui, au sujet duquel je ne forme que des conjectures, bien fondées d'ailleurs sur l'étude des autres enfants, cet âge, j'ai honte de le compter comme une portion de ma vie en ce monde. Il est pour moi aussi inconnu, aussi ténébreux que celui que j'ai passé dans le sein maternel. Que si j'ai été conçu dans l'iniquité et si ma mère m'a nourri dans le péché, où donc, mon Dieu, et dans quel temps votre serviteur a-t-il été innocent ?
Source : Gallica

Charles Clair La jeunesse de saint Augustin, d'après ses Confessions (1883)

C'est une honte; je n'y veux plus penser, je ne la veux plus voir !
C'est vous que je veux, Justice, Innocence qui révélez à l'œil chaste votre radieuse beauté, et nous rassasiez en nous laissant toujours insatiables! En vous est la paix sans trouble, la vie sans fin. Entrer en vous, c'est entrer dans la joie du Seigneur (2) , c'est vivre sans crainte dans la jouissance parfaite du Bien parfait.
Je me suis écoulé, comme l'eau, loin de vous, mon Dieu, errant dès l'adolescence hors de votre stabilité
Source : Gallica

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