Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ Demeurés seuls en Afrique, Albine et ses enfans allèrent se fixer à Tagaste, près de l’évêque Alypius, qu’ils avaient connu en Italie. Là, Pinianus et sa femme, nourrissant un mutuel amour sous un lien fraternel, menaient en commun une vie charitable et pieuse, heureux de n’avoir qu’un cœur, qu’un intérêt sur la terre, qu’une pensée au ciel. Le sage Alypius, qui désapprouvait au fond de son âme le rigorisme outré de l’aïeule, s’abstenait d’alarmer en rien la quiétude des deux époux et son pays n’y perdit rien. ”
