Amédée Coutance

Résumé

Amédée Coutance L'Olivier, histoire, botanique… (1877)

Ainsi deux pierres grossières pénétrées d'un peu d'huile sortie du fruit de l'Olivier, voilà le temple du Créateur : voilà la borne milliaire d'où part Jacob et où il revient : voilà le centre d'où s'éloigneront les enfants du patriarche, mais vers lequel Josué ramènera le peuple de Dieu délivré de la servitude d'Egypte et des périls du désert.
Dans tous les temps et sur tous les points de la terre, les hommes, quel que fût l'état de leur civilisation, ont voulu perpétuer le souvenir des grands événements de leur histoire.
Source : Gallica

Amédée Coutance L'Olivier, histoire, botanique… (1877)

Toute l'économie sacrée du rôle mystique de l'huile, dans l'ancienne et la nouvelle loi, est dans ces paroles. De même que l'huile sort du fruit de l'Olivier pour nourrir, échauffer, éclairer, de même la grâce divine sort de Jésus-Christ pour vivifier, fortifier, illuminer les âmes. L'huile est le symbole de la grâce, l'Olivier fécond est celui du Christ; tous deux sont des médiateurs, l'Olivier entre l'homme et la terre, dont les sucs ne sauraient nous arriver directement ; le Christ entre l'homme et le ciel, dont la divine rosée ne pouvait plus descendre sur les fronts.
Source : Gallica

Amédée Coutance L'Olivier, histoire, botanique… (1877)

L'Olivier florissait déjà sur nos rivages quand la grande nouvelle s'y répandit, venue comme lui de l'Orient. Aussi, quand les trois Maries descendirent sur nos côtes, la plus illustre, Marie-Magdeleine y revit l'arbre de sa patrie, l'arbre dont elle avait répandu l'huile parfumée sur les pieds du Sauveur.
Marseille reçut Magdeleine comme elle avait reçu l'Olivier : ce sont les deux plus grands souvenirs de la belle et noble cité, et son poëte incomparable, Mistral, lui crie de ne pas oublier les gloires de son passé au cours de ses prospérités actuelles.
Source : Gallica

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