Alfred Didier, Les merveilles des champs (1895)
“ Quand la ruche est trop petite pour l'abeille, il y a des signes précurseurs de l'exil qui s'approche. Pour si peu - qu'on soit initié, on entend des couplets entiers du chant du départ. Les abeilles, qui sortaient rarement quand ce n'était pas pour travailler, prennent leur essor après s'être suspendues quelque temps au tablier de la ruche. On dirait qu'elles se recueillent avant de partir pour l'exil. Le matin, lorsque le soleil brille de tout son éclat, les plus jeunes s'envolent, et, se balançant dans les airs, forment ce que les apiculteurs appellent un soleil d'artifice. ”
