Alfred Didier

Résumé

Alfred Didier Les merveilles des champs (1895)

Quand la ruche est trop petite pour l'abeille, il y a des signes précurseurs de l'exil qui s'approche. Pour si peu - qu'on soit initié, on entend des couplets entiers du chant du départ.
Les abeilles, qui sortaient rarement quand ce n'était pas pour travailler, prennent leur essor après s'être suspendues quelque temps au tablier de la ruche. On dirait qu'elles se recueillent avant de partir pour l'exil.
Le matin, lorsque le soleil brille de tout son éclat, les plus
jeunes s'envolent, et, se balançant dans les airs, forment ce que les apiculteurs appellent un soleil d'artifice.
Source : Gallica

Alfred Didier Les merveilles des champs (1895)

Un couple de roitelets huppés passa au Jardin des Plantes tout l'été de 1867. Était-il venu pour l'Exposition?
Pendant que l'hirondelle et le martinet sillonnent le ciel, sur tous nos grands arbres, et particulièrement aux Tuileries et au parc Monceaux, des colombes vivent en regardant, parmi les branches entr'ouvertes, le radieux soleil qui leur sourit dans l'azur.
Ai-je besoin d'ajouter qu'il y a à Paris autant de moineaux que de miettes de pain? Il y en a partout, dans les jardins, dans les cours, dans les rues et jusque dans les églises.
Source : Gallica

Alfred Didier Les merveilles des champs (1895)

Alors tout ce qui a vie se réveille : au chant du merle succède dans la forêt le cri du coucou. Au-dessus des cheminées des villages commencent à s'élever, bleuâtres, les colonnes vacillantes de fumée ; on entend les aboiements lointains des chiens de garde, puis les clochettes des vaches ; tous les oiseaux délaissent les buissons obscurs, la terre, les rochers, et s'élèvent joyeux dans les airs pour saluer le matin et remercier cette bonne mère nature qui leur rend la lumière.
Source : Gallica

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