Résumé

T Sourbé Traité théorique et pratique d'apiculture mobiliste (1880)

L'abeille ouvrière ne pique qu'à son corps défendant, lorsqu'elle croit sa ruche et ses provisions menacées, ou qu'on la saisit avec la main.
Rien n'est contagieux comme la colère des abeilles ; aussi n'est-il pas rare, lorsqu'on a reçu une première piqûre, d'en recevoir coup sur coup, deux, cinq, dix, et, finalement, d'être contraint, lorsqu'on n'est pas parfaitement aguerri, de prendre la fuite. Le mieux est, dans ces circonstances, de s'éloigner un moment pour donner le temps aux abeilles de se calmer.
Source : Gallica

T Sourbé Traité théorique et pratique d'apiculture mobiliste (1880)

L'apiculteur, en effet, qui n'aura pas sérieusement étudié le langage des abeilles sera forcé, à chaque instant, d'ouvrir ses ruches pour savoir ce qui s'y passe ; car, par cela même qu'on se substitue à la nature pour régler les travaux des abeilles, on doit les diriger sans faire aucune fausse manoeuvre ; il est nécessaire, pour cela, de faire avec à-propos les opérations qui sont opportunes. Toute erreur, sur ce point, a toujours des conséquences graves, qui jettent la perturbation dans la ruche et traduisent en une perte sèche les bénéfices qu'on escomptait.
Source : Gallica

T Sourbé Traité théorique et pratique d'apiculture mobiliste (1880)

En apiculture rationnelle, nous ne saurions trop le répéter, l'enfumage a pour but, non d'étouffer les abeilles ou simplement de les asphyxier un moment, comme on le croit à tort dans nos campagnes, mais de les effrayer pour les obliger de se gorger de miel. Encore une fois, l'unique objectif que doit se proposer un apiculteur intelligent, lorsqu'il enfume ses abeilles, est de leur faire peur pour les mettre en bruissement.
Source : Gallica

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