Colonne d'abeilles

Définition et enjeux

Sylvestre-Antoine Collin Le guide du propriétaire d'abeilles (1875)

C'est tout simplement une colonie qui s'est trouvée orpheline à l'automne; les abeilles se trouvant en trop petit nombre pour maintenir une température convenable, sont mortes pendant les froids de l'hiver. On peut donner le miel qu'elle renferme à d'autres ruchées nécessiteuses : et si aucune n'est dans le besoin, et que le miel en vaille la peine, après avoir retranché toutes les portions de gâteaux vides, on porte cette ruche à la cave, afin de la conserver à l'abri de la fausse teigne, jusqu'à ce qu'on ait un essaim à y loger.
Source : Gallica

Sylvestre-Antoine Collin Le guide du propriétaire d'abeilles (1865)

Peu d'apiculteurs se rendent compte de ce qui se passe dans une colonie dont on veut compléter les provisions. On se persuade que les abeilles emmagasinent toute la nourriture qu'on leur donne. La vérité, c'est qu'elles ne le font que pour les deux tiers et quelquefois pour la moitié.
Supposons deux ruchées de population égale, dont l'une pèse trois kilogrammes de plus que l'autre ; pour rendre la dernière aussi lourde que la première, nous lui donnons trois kilogrammes de miel, voici ce qui arrive : un tiers du miel, huit jours après, a disparu
Source : Gallica

Sylvestre-Antoine Collin Le guide du propriétaire d'abeilles (1875)

Il n'y a que les colonies très-peuplées au printemps qui puissent essaimer avantageusement; pour toutes les autres, on se contentera d'en espérer du miel et de diriger tous ses soins vers ce but. On peut hardiment estimer à moitié le nombre de ces ruchées qu'on doit destiner à fournir du miel et empêcher d'essaimer. En général, on empêche les essaims en agrandissant à temps l'habitation des abeilles
Source : Gallica

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