Alfred Didier

Élements biographiques

Alfred Didier,  Les merveilles des champs (1895)

“ Quand la ruche est trop petite pour l'abeille, il y a des signes précurseurs de l'exil qui s'approche. Pour si peu - qu'on soit initié, on entend des couplets entiers du chant du départ.
Les abeilles, qui sortaient rarement quand ce n'était pas pour travailler, prennent leur essor après s'être suspendues quelque temps au tablier de la ruche. On dirait qu'elles se recueillent avant de partir pour l'exil.
Le matin, lorsque le soleil brille de tout son éclat, les plus
jeunes s'envolent, et, se balançant dans les airs, forment ce que les apiculteurs appellent un soleil d'artifice.
”
Source : Gallica

Alfred Didier,  Les Trois alliées, par Alfred Didier (1873)

“ De nos temps, le peuple le plus malheureux après la France, c'est bien l'Espagne. Et pourtant elle n'a pas été, comme nous, à la merci des Teutons et des Germains; elle n'a pas vu, comme nous, l'invasion, avec son cortége de tristesses et de douleurs; elle ne connaît pas, et nous espérons qu'elle ne connaîtra jamais la honte d'être à la merci d'un vainqueur étranger à tous les nobles sentiments, à la générosité, à la compassion, à la grandeur d'âme. Oui, l'Espagne a supporté beaucoup d'épreuves ”
Source : Gallica

Alfred Didier,  Les Trois alliées, par Alfred Didier (1873)

“ Quant à l'Italie, si prospère aujourd'hui sous le gouvernement de Victor-Emmanuel, le prince galant homme, nous nous souvenons qu'il fut un temps, pas bien éloigné, où nos drapeaux, réunis dans une même étreinte, marchaient contre un ennemi commun; où la victoire vint consacrer les deux armées alliées et montrer que, le jour où les deux peuples sauront se comprendre, le sceptre du monde n'appartiendra à personne, pas même aux hobereaux prussiens.
Les ambitions des trois peuples qui doivent se donner éternellement la main ne sont pas, après tout, faites pour effrayer le monde.
”
Source : Gallica

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