Résumé

Alfred Didier Les Trois alliées, par Alfred Didier (1873)

De nos temps, le peuple le plus malheureux après la France, c'est bien l'Espagne. Et pourtant elle n'a pas été, comme nous, à la merci des Teutons et des Germains; elle n'a pas vu, comme nous, l'invasion, avec son cortége de tristesses et de douleurs; elle ne connaît pas, et nous espérons qu'elle ne connaîtra jamais la honte d'être à la merci d'un vainqueur étranger à tous les nobles sentiments, à la générosité, à la compassion, à la grandeur d'âme. Oui, l'Espagne a supporté beaucoup d'épreuves
Source : Gallica

Alfred Didier Les Trois alliées, par Alfred Didier (1873)

Quant à l'Italie, si prospère aujourd'hui sous le gouvernement de Victor-Emmanuel, le prince galant homme, nous nous souvenons qu'il fut un temps, pas bien éloigné, où nos drapeaux, réunis dans une même étreinte, marchaient contre un ennemi commun; où la victoire vint consacrer les deux armées alliées et montrer que, le jour où les deux peuples sauront se comprendre, le sceptre du monde n'appartiendra à personne, pas même aux hobereaux prussiens.
Les ambitions des trois peuples qui doivent se donner éternellement la main ne sont pas, après tout, faites pour effrayer le monde.
Source : Gallica

Alfred Didier Les Trois alliées, par Alfred Didier (1873)

Elle oublie que ce n'est pas Berlin qui a été le flambeau du monde; elle oublie que nos poètes, nos orateurs, nos historiens valent bien les siens, et que les races latines, enfin, ont reçu tous les dons de l'intelligence, de l'esprit et du coeur. Le soleil semble avoir pris en affection la France, l'Espagne et l'Italie. Dans ces trois contrées il verse à flots l'abondance. Ces trois pays privilégiés doivent être unis pour toujours, car ils ont les mêmes intérêts.
Qu'on le sache bien, l'Allemagne estégoïste : elle n'aime que l'Allemagne. Tout ce qui n'est pas elle ne doit pas vivre.
Source : Gallica

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