E. Varagnac, Revue des Deux Mondes
“ Castelar disait vrai, le jour où, approchant de la fin de sa carrière, il se rendait ce fier témoignage, à cette tribune des Cortès où sa parole avait retenti si souvent comme la voix de l’Espagne des temps nouveaux. Oui, maintes fois, durant le demi-siècle où il n’a cessé de prêcher, de lutter pour l’idéal de sa vie entière : la liberté, il a été vraiment la voix et la conscience de l’Espagne nouvelle ; — conscience inquiète, éperdûment vibrante aux souffles orageux venus d’au-delà des monts ! Espagnol, — et qui donc l’a été jamais davantage ? ”
