Résumé

L. Boissy Le livre des abeilles, ou Manuel d'apiculture… (1885)

Elles ont dans leur bourdonnement un langage qui n'est pas équivoque. L'ouvrière qui revient des champs ne bourdonne pas comme l'abeille irritée qui vous menace de son aiguillon. Le cri de celle-ci devient aigu. Ah ! dérobez-vous adroitement à sa colère. Lorsque les abeilles croient la colonie en danger, la vie de leur reine menacée, leur courage ne connaît pas d'obstacles ; elles défendent leurs pénates par le sacrifice de leur vie. Ces fières amazones ne savent pas ce que c'est que se ménager ou battre en retraite. Leur courage poussé à bout devient de la fureur
Source : Gallica

L. Boissy Le livre des abeilles, ou Manuel d'apiculture… (1885)

C'est le soin des abeilles, l'apiculture. En effet, quel est l'apiculteur qui ne chérisse ses mouches à miel, qui ne s'y attache avec une sorte de passion, qui ne se plaise à suivre leurs travaux pas à pas, qui ne jouisse avec elles d'un beau jour de travail, qui ne s'attriste d'un contre-temps qui les retient captives au logis, qui n'aime à s'entretenir avec ses amis de leur industrie, de leur manière de se gouverner, qui ne soit fier d'offrir à ses convives quelque beau rayon détaché en leur présence du sein d'une ruche pour embellir son dessert !
Source : Gallica

L. Boissy Le livre des abeilles, ou Manuel d'apiculture… (1885)

Ce que nous appelons nourrissement spéculatif diffère du nourrissement obligatoire, c'est-à-dire de celui qu'on sert pour entretenir la vie des abeilles. La nourriture obligatoire n'est autre que du miel ou du sirop qu'on donne froid et en grande quantité à la fois, tout d'un trait, si c'est possible. Le nourrissement spéculatif, au contraire, se donne tiède, par petites doses souvent répétées, en vue de stimuler l'ardeur des abeilles, et doit contenir des éléments qui concourent à la formation du pollen. — Or, la nourriture qui convient par excellence, c'est le lait ou les œufs.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature