Résumé

M.-Z. Beau Mémoire et dissertations sur l'apiculture (1873)

Qui de nous, par une chaleur étouffante, se reposant à l'ombre d'un chêne, d'un saule, d'un tilleul ou d'un ormeau, n'a entendu quelquefois un joyeux bourdonnement ? En prêtant l'oreille, on distingue le chant de l'abeille dominant tous les autres ; un regard attentif fera voir notre insecte mellifère, fort de son aiguillon, disputant à de timides et inoffensifs concurrents le plaisir et le lucre de cette bienfaisante rapine.
Source : Gallica

M.-Z. Beau Mémoire et dissertations sur l'apiculture (1873)

Le soleil semble nous y convier : le voilà qui brille de tout son éclat, après avoir dissipé les nuages, et ses premiers rayons sont comme le signal qui appelle les abeilles à la picorée.
Voyez leur empressement! L'entrée de la ruche est trop étroite, au gré de nos butineuses impatientes. Après une rapide évolution dans les airs, les voilà qui se précipitent dans toutes les directions avec une sûreté d'élan qui ferait croire qu'elles ont un chef pour distribuer la tâche et indiquer les meilleurs pacages. Nous allons les voir à l'oeuvre : prenons le chemin de la prairie.
Source : Gallica

M.-Z. Beau Mémoire et dissertations sur l'apiculture (1873)

Mais à peine la seconde fleur du sainfoin les convie-t-elle à une nouvelle picorée, que tous les appas réunis du thym, du serpolet, du réséda, de la sca- bieuse, de la barbarée et des mille fleurs qui émaillent nos prairies, ne sauraient leur faire oublier les attraits de la reine de nos plantes mellifères. Disons-le, cependant : si à côté du carmin de l'espar cette brillent les épis dorés du mélilot, le choix de l'abeille paraîtra indécis, elle ira de
l'une à l'autre, semblant vouloir opérer une fusion qui, en dernière analyse, nous donnera un miel délicieux.
Source : Gallica

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