Sylvestre-Antoine Collin

Résumé

Sylvestre-Antoine Collin Le guide du propriétaire d'abeilles (1875)

Si nous avions sous la main une cellule de mère operculée, ou bien une parcelle de gâteau renfermant des œufs et de jeunes larves d'ouvrières, nous la donnerions à l'orpheline agitée, plutôt que d'opérer le transvasement de la ruche qui possède la mère.
J'ai été témoin de l'agitation des abeilles qui ne peuvent pas se donner une mère : la nuit, elles n'osent s'aventurer au dehors; mais de jour, elles vont chercher en voltigeant tout autour de l'apier; puis elles reviennent, puis elles ressortent avec une vivacité extrême.
Source : Gallica

Sylvestre-Antoine Collin Le guide du propriétaire d'abeilles (1857)

Une famille d'orphelines est exposée à des dangers de toute sorte. Au jour du pillage, c'est elle qui succombe la première; si elle échappe à ce fléau , la fausse-teigne vient l'attaquer et en dévorer la cire en peu de temps. Ce n'est pas tout. Les bourdons mangent une bonne part de ses provisions; et si par hasard la population peut gagner l'hiver, réduite à un petit nombre de membres , elle périt de froid entre ses gâteaux remplis de pollen. Voilà la destinée d'une ruche orpheline, quand elle est abandonnée à elle-même.
Source : Gallica

Sylvestre-Antoine Collin Le guide du propriétaire d'abeilles (1857)

En été, à l'entrée des ruches, on voit toujours des abeilles cramponnées par derrière et par devant, la tête baissée, l'abdomen relevé, et dans cette position agiter vivement les ailes : ce bruissement a un sens bien différent des autres, car c'est un signe de bien-être, c'est encore un moyen pour renouveler l'air de la ruche. Une abeille égarée qui retrouve sa famille, bruit de joie. Lorsqu'un essaim se rassemble dans une ruche, des masses d'abeilles battent des ailes : Le bruissement dans cette circonstance est un signe de rappel.
Source : Gallica

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