Mouche à miel

Définition et enjeux

Portrait de Jean Nicot Jean Nicot,  Thresor de la langue françoise (1606)

“ Est vne espece de grosse mouche, tauelée come mouche à miel, n'ayant point de picquon ou aiguillon, plus grosse de corsage que la mouche à miel nommée Abeille, & ne fait ny ne sert à faire le miel ne la cire, ains deuore l'aliment & la prouision que les mouches à miel se sont pourchassé, seulement de sa chaleur conserue les petis abeillons, qui est la cause, que Virgile au quatriéme des Georgiques, l'appelle Ignauum pecus. ”
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Ernest Jeanbernat,  Les mémoires d'un hanneton (1892)

“ La mouche à miel finit par prendre son parti de cet accident, et, les pattes chargées de pollen, rentre au logis. Aussitôt la larve de cantharide, ainsi introduite sans peine dans le nid, se laisse tomber, et, pénétrant jusqu'à l'œuf de l'abeille, le dévore tranquillement ; huit jours lui suffisent pour qu'il soit rongé jusqu'à la coque. ”
Source : Gallica

Alfred Didier,  Les merveilles des champs (1895)

“ Parmi les oiseaux qui vivent d'insectes, les pies, les coucous, les guêpiers, et les hirondelles font une incroyable consommation d'abeilles.
En pleine saison d'abondante récolte, la mouche à miel rencontre deux terribles trouble-fcte : l'araignée, qui lui tisse une toile perfide, bastille invisible qui ne rend jamais ses prisonniers, et le crapaud, patient philosophe, qui reste immobile pendant de longues heures, la gobe sans pitié, et se venge ainsi de la réprobation universelle dont il est l'objet.
”
Source : Gallica

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