Résumé

Lectures de famille choisies dans la collection du Magasin pittoresque (1872)

C'était une scène charmante : le vieux bonhomme, ravi de son succès, redoubla d'efforts, si bien que la gaieté de l'enfant, de plus en plus vive, le gagna lui-même, et il se prit à rire aussi de bon coeur. Il y avait quelque chose d'étrange dans l'accord de ces deux rires si différents, l'un frais et argentin, l'autre creux et retentissant, un peu rauque, comme un rire qui viendrait de loin et dont on ne se serait pas servi depuis longtemps.
En ce moment encore, David entendit la petite voix connue qui lui disait : « Bon David, tu vois bien que maintenant nous aimons à venir chez toi. »
Source : Gallica

Lectures de famille choisies dans la collection du Magasin pittoresque (1866)

En hiver, la glace frémit agréablement sous le patin, et un brasier de tourbe a bien son mérite. En été, le soleil est chaud, les campagnes sont vertes, les oiseaux chantent. L'hiver sera bientôt passé. Le printemps n'est pas loin ; saute, Jan de Kramer.
Il n'y a personne au monde qui ait la moindre haine contre toi, et tu aimes tout l'univers. Il est vrai que ton univers n'est pas grand et qu'il est peuplé de bonnes gens qui, du plus loin qu'ils t'aperçoivent, se prennent à sourire et à se dire entre eux : Voici Jan de Kramer.
Source : Gallica

Lectures de famille choisies dans la collection du Magasin pittoresque (1872)

L'espérance renaît dans son coeur en même temps que pénètre dans sa demeure, à travers le givre qui fleuronne la fenêtre, un premier rayon de soleil promettant un beau jour d'hiver... un beau jour d'hiver !
Hélas ! il ne sera beau que pour ceux qui ne souffrent pas !
L'hiver, pour le pauvre, c'est la bise qui siffle à travers la porte, et disperse la cendre du foyer éteint ; c'est la faim, c'est le froid qui bleuit les membres des petits enfants, qui fait claquer les dents des pauvres vieillards.
Source : Gallica

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