P. Doury

Élements biographiques

P. Doury Voyage au pays des bêtes, scènes familières d'histoire naturelle… (1870)

A la nuit la plus ténébreuse se mêle toujours quelque clarté. C'est une vitre qui brille, une flaque d'eau qui forme un point blanc sur la route, un ver luisant qui a allumé son phare et étincelle sur son brin d'herbe. De même, il y a toujours un peu de bruit dans le plus complet silence; un chien aboie au loin dans la campagne, un insecte bourdonne, une feuille frémit; mais là, sous ces voûtes souterraines, régnaient les ténèbres et le silence absolus. Les yeux ouverts sur cette obscurité effroyable. Léon s'efforçait de la percer
Source : Gallica

P. Doury La Rupture de l'alliance anglaise est-elle possible… (1860)

L'alliance anglo-française ne dépend pas d'un accès de dépit de tel ou tel ministre ; elle n'est pas un de ces accidents fugitifs de la politique qui peuvent être ou n'être pas, qu'un intérêt passager amène et qu'un autre intérêt fait disparaître. Elle est fondée sur une nécessité suprême, celle de conserver l'équilibre du monde. Ce qui fait la force de cette alliance, ce qui la maintiendra, en dépit des dissidences et des rancunes, c'est la puissance de la Russie, c'est son ambition connue et la nécessité pour la France et l'Angleterre de la contenir dans ses limites.
Source : Gallica

P. Doury Voyage au pays des bêtes, scènes familières d'histoire naturelle… (1870)

L'un emploie ses talents à notre service; l'autre ne cherche qu'à nous nuire. La nature a séparé ces animaux par une profonde antipathie ; ils ne peuvent se rencontrer sans qu'il ne s'en suive un combat acharné, et presque toujours mortel pour l'un des adversaires. Si c'est le loup qui triomphe, il déchire impitoyablement et dévore son ennemi, le chien, plus généreux, se contente de la victoire et respecte le cadavre du vaincu.
Pourriez-vous croire, monsieur Léon, dit alors François, qu'une chèvre ait jamais pu prendre un loup ?
Source : Gallica

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