Louis-François Jéhan

Résumé

Louis-François Jéhan Esquisses des harmonies de la création… (1841)

De tous les ordres d'Insectes destinés par le Créateur à nettoyer la terre, à la débarrasser de tous les débris impurs qui en souilleraient la surface et infecteraient bientôt l'atmosphère, il n'en est aucun qui, dans la forme du corps, dans les instruments propres à l'attaque ou à la défense, et dans chacun des autres organes et leurs différents usages, présente une aussi étonnante variété que l'ordre des Coléoptères : aucun autre aussi n'exerce une action plus universelle sur toutes les substances, végétales et animales, vivantes et mortes
Source : Gallica

Louis-François Jéhan Esquisses des harmonies de la création… (1841)

L'or germe dans ses filons, la perle éclôt dans le cristal de ses mers, la fleur embaume ses vallées, l'oiseau chante dans ses bocages, et depuis le Ciron caché sous l'herbe jusqu'au Condor planant dans la nue, depuis le Lichen microscopique qui tapisse la pierre de votre seuil jusqu'au Cèdre de la montagne, depuis
l'atome imperceptible jusqu'au plus grand des soleils, tout vît, tout fleurit, tout brille, tout s'harmonise, tout proclame dans un hymne incessant et solennel, la puissance et la grandeur du Dieu de l'univers.
Source : Gallica

Louis-François Jéhan Esquisses des harmonies de la création… (1841)

Après que la fécondation a eu lieu, elle reste immobile, comme si elle était privée de vie; son corps, gonflé par les œufs, devient de la grosseur d'un pois, et bientôt on n'y peut plus distinguer ni tête ni membres. A mesure que les oeufs sortent, elle les pousse entre son abdomen, aplati en dessous, et un lit de duvet cotonneux qui la sépare de l'arbre. Aussitôt que la ponte est terminée, elle meurt ; mais son corps reste collé aux œufs, et devient une espèce de toit qui les protège jusqu'au moment de l'éclosion.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature