Eugène Gayot

Résumé

Eugène Gayot Mouches et vers (1867)

Le moment venu, la nymphe brise sa coque ou l'étui qui la renferme, et déchire la fine et soyeuse membrane qui l'enveloppe et la tapisse en dedans. La nymphe n'est plus. C'est maintenant une mouche qui la remplace, celle que les naturalistes ont appelée l'œstre du cheval (œstrus equi) . Elle va vivre pour la reproduction exclusivement. Cette grande tàche accomplie, elle succombera. Son existence est donc bornée à quelques jours seulement. Cela n'empêche pas qu'il
y ait de ces mouches durant toute la saison comprise de la fin de mai à la fin d'octobre.
Source : Gallica

Eugène Gayot Mouches et vers (1867)

Pour tuer la mouche plate, il faut la saisir et lui arracher la tète, sans quoi elle échappe et se sauve. Mais l'attraper n'est pas chose aisée; elle ne vole pas à la surface du corps ; elle y court avec une agilité surprenante, en s'aidant tout à la fois des pattes et des ailes ; elle va aussi vite que si elle volait et déconcerte les poursuivants les plus habiles. Il faut être habitué à sa manière de fuir et de se faufiler sur les points les moins accessibles à l'œil et à la main pour réussir à la prendre et à ne pas la laisser échapper quand on la tient.
Source : Gallica

Eugène Gayot Mouches et vers (1867)

L'inertie n'est qu'apparente, car l'activité règne ici. En effet, la larve croît ; son volume augmente. La partie postérieure de son corps grossit, se détend et travaille si bien qu'elle revêt insensiblement la forme d'une vésicule. Celle-ci est remplie d'un, liquide séreux, à la manière d'une ampoule. A première vue, on ne se douterait pas qu'il y a là-dedans un être vivant, un ver. C'est, je le répète, une hydatide, une forme particulière du tœnia, comme celui-ci n'est lui-même qu'une forme particulière du ver enfermé dans l'ampoule!
Source : Gallica

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