“ Le tournis, encore appelé tournoiement, vertige, lourderie, mouton lourd, avortin, est une maladie affectant tous nos ruminants domestiques et principalement l’espèce ovine, apportant des troubles variés dans les centres nerveux. Son principal caractère, est le mouvement en cercle qu’exécutent en marchant les animaux qui en sont atteints. ”
Tournis
Définition et enjeux
Citations sur “tournis”
“ Il pourra arriver dans ces cas que ces animalcules s’introduisent dans l’ovule et que le produit soit atteint du tournis au moment de sa naissance. Néanmoins il est plus vraisemblable d’admettre que le développement du cœnure se fait en même temps que s’accomplissent les actes maternels de la génération. Il est facile, en effet, de concevoir qu’au moment où le cerveau du fœtus se forme, un proscolex change de direction et aille se développer chez le produit et non chez la mère, alors que d’autres choisiront pour demeure le cerveau de cette dernière. ”
Auguste Bourguignon, Agriculture : volontariat d'un an (1877)
“ Le tournis est une maladie due à la présence d'un ver dans le cerveau. L'animal qui en est atteint se livre à des mouvements convulsifs, tourne en cercle, mange peu, chancelle et finit par devenir paralysé. ”
Auguste Jourdier, Chronique agricole trimestrielle… (1854-1855)
“ Les cœnures adultes vivent et se développent dans l'intestin du chien et forment le tœnia camurus, que l'on a confondu jusqu'à présent avec le tœma serra ta. La maladie connue sous le nom de tournis se propage ainsi : les bergers coupent la téte des moutons atteints de cette affection et la jettent aux chiens, qui avalent, avec le cerveau quand ils peuvent l'atteindre, les eœnurcs renfermés dans cet organe. ”
“ Il existe beaucoup de faits et d’expériences qui prouvent que le cœnure cérébral est le scolex du chien. M. le général marquis de Castelbajac possédait des troupeaux qui en 1853 furent affectés du tournis. En octobre (même année) il écrivit à notre professeur, M. Lafosse, une lettre dans laquelle il réfutait l’opinion des helminthologistes allemands et belges, disant que la maladie régnait dans ses troupeaux depuis six mois, que son berger n’avait que deux chiens de six semaines seulement, et que par conséquent ceux-ci ne pouvaient pas avoir donné la maladie à ses moutons. ”
Eugénie Foa,
Petite mosaïque historique : contes vrais dédiés au jeune âge
(1860)
“ Un tournoi... que cela doit être noble et beau, un tournoi! les dames belles et parées rangées tout à l'entour ; les chevaliers couverts de fer se disputant la victoire, parcourant la lice au galop de leurs chevaux, soulevant la poussière autour d'eux, attaquant un guerrier, un noble chevalier, le renversant, se jetant sur un autre, le renversant encore, puis un autre, puis un autre ; enfin, gagner la victoire, être proclamé vainqueur du tournoi ! ”
Jules Michelet,
Histoire de France 1484-1515 (Volume 9…
“ L'âge avait beau venir, toujours même homme, brillant dans les tournois, vainqueur superbe au jeu d'enfant où l'Europe s'entêtait toujours; toujours les femmes palpitaient à ces combats menteurs, où de splendides cavaliers sur leurs armures impénétrables brisaient à grand bruit des lances creuses, des perches de bois blanc. ”
Pierre de Coubertin,
La Chronique de France, 1902
“ Quant aux tournois, s’ils ont fleuri en Italie, en Espagne, et surtout en Allemagne, il est probable que le goût n’en déborda point jusque parmi la classe inférieure ; en France, au contraire, le tournoi frappa l’imagination populaire au point de lancer l’un contre l’autre des cavaliers sans écus montés sur de misérables rosses et qu’actionnait l’ivresse sportive de la lutte à qui sera le plus fort ou le plus habile. ”
Georges Montorgueil,
Jouons à l'histoire : la France mise en scène avec les joujoux de deux petits Français
(1908)
“ Jeanne se figurait ce que devait être un tournoi, par les chevaux de bois des Champs-Elysées où, jadis, armée d'une lance, en tournant, elle fonçait, intrépide, sur des anneaux qu'elle enfilait. - — Un tournoi, c'est ça et ce n'est pas ça, expliquait Jean. 1 Un tournoi c'est deux cavaliers qui, de chaque côté d'une barrière, joutent l'un contre l'autre. Ils sont revêtus de belles armures, comme celles que tu as vues aux Invalides. Ils sont montés sur des chevaux, habillés des pieds à la tête, qui ont des robes à traîne, toutes chamarrées d'écussons et d'armoiries. ”
Joseph-Donat Dufour, Vers les sommets
“ On lit souvent dans les journaux et revues qu’un tel est champion du monde à la boxe, qu’un autre l’est à la lutte ; que celui-ci est champion à l’escrime, au tennis, au golf ; que celui-là l’est à la natation, à l’équitation, à la balle au camp, au rugby, au gouret, et le reste. ”
Alfred Maury,
Les Anglais en France au XIVe siècle et la délivrance du territoire sous Charles V
“ Au lieu de surveiller les cultures de leurs domaines, de pourvoir à la bonne administration de leur maison, ils se livraient à la chasse et prenaient part à des joutes et des tournois ou ils rivalisaient d’agilité et d’adresse. Dans ces exercices, ils apprenaient à manier des armes devenues de plus en plus lourdes et à se mouvoir sous un vêtement de guerre de plus en plus protecteur, mais aussi de plus en plus incommode. Les tournois entretenaient d’autant plus les habitudes batailleuses de la noblesse qu’ils dégénéraient souvent en combats véritables, où hommes et chevaux trouvaient la mort. ”
Ubald Paquin, Le mort qu’on venge
“ Croyez-vous que j’aurais fait cette promesse bizarre d’embrasser le vainqueur au tennis, si ce n’était dans la folle espérance de vous voir participer au tournoi et parce que j’avais la conviction que vous le gagneriez ? ”
Jacques Joseph Van Beveren, Costume du Moyen âge, d'après les manuscrits… (1847)
“ JUGES DISEURS. Cette planche et la suivante sont destinées à individualiser aux yeux, et leur description à compléter ce que nous avons dit des tournois, chapitre vu, pages 77 et suivantes de notre premier volume. Un manuscrit, de la main même du roi René, renferme les détails suivants relatifs aux tournois : Pour donner noblement un tournoi, il faut être prince, haut baron ou seigneur banneret. (Voyez chapitre vi, pages 75-74 du Ier volume.) Celui qui donne un tournoi est nommé appelant. ”
Various, L'Illustration, No. 3668, 14 Juin 1913
“ Encore quelques milliers de balles par-dessus le filet, et tu y seras presque. Mais, en attendant, ne tape pas sur chacune à tour de bras. Tennis n'est pas synonyme de frénésie. Et si tu savais ce que tu es ennuyeux pour tes souffre-drives!Ne t'accroche pas, parasite indécramponnable, aux basques de Laurentz ou de Gobert. Il ne t'est à peu près d'aucun profit de jouer avec beaucoup plus fort que toi. Regarde, et escrime-toi de préférence contre qui peut te rendre quinze au maximum. ”
Paul Féval, Le Roman de minuit, par Paul Féval (1859)
“ Mais notre siècle a ouvert d'autres lices; d'autres preux mènent le tournoi dans le champ clos désormais pacifique. Au lieu de la hache d'armes et de l'estoc, nous avons la plume, cet autre glaive. On couronne encore les vainqueurs dans l'arène nouvelle, où l'esprit seul court, caracole et se bat. Les tournois de l'intelligence ont remplacé les joutes de l'épée. Or, je vous le demande, quel beau coup de masse ou de pertuisane peut valoir, par exemple, le découverte du gypsium, métal pour tous ? ”
Ricard de Saint-Hilaire, Le Moine et le Philosophe
“ Les dames, les juges du camp, descendirent de leurs échafauds. Les juges décidèrent qu’elle était, en effet, la plus belle ; les dames ne la trouvèrent point une merveille ; quant à sa fidélité, elles sourirent, et les ménestriers, tambours, trompettes et galoubets jouèrent de leurs instrumens de toute leur force, la populace, émerveillée, battit des mains, le tournoi fut interrompu, et tout le monde se retira, réfléchissant sur les événemens imprévus de cette journée. Le tournoi recommença le lendemain ; je n’en parlerai pas. ”
Herbert de Vigier de Mirabal, Livre d'or du sportsman (1899)
“ Tout autour de la carrière où devait avoir lieu le tournoi, s'élevaient des espèces d'estrades décorées de riches tentures, bannières et écussons, où les rois, les reines, les dames, les damoiselles et anciens chevaliers venaient prendre place. A l'heure désignée, le bruit des fanfares annonçait l'arrivée des chevaliers, qui magnifiquement armés et équipés, s'avançaient dans la lice, à pas lents, avec une contenance grave et majestueuse; quelques-uns enchaînés de faveurs et d'enseignes multicolores, conduits par les dames et les damoiselles qui ne les délivraient qu'au milieu de l'enceinte. ”
Paul Lacroix,
Le Moyen-âge et la Renaissance…
(1848)
“ Il ne faut pas confondre les tournois avec les joutes, bien que les uns et les autres employassent les mêmes armes et se rapportassent à la même origine; la joute était proprement le combat à la lance de seul à seul. On a ensuite étendu la signification de ce mot à d'autres combats : les anciens écrivains, qui confondaient les termes, ont confondu les idées; joute vient de juxta et signifie le combat de près. Ainsi le tournoi avait lieu entre plusieurs chevaliers qui combattaient en troupe ; la joute était un combat singulier d'homme à homme. ”
Alfred d' Almbert, Physiologie du duel (1853)
“ On se bat pour ses électeurs, pour ses amis politiques, pour son journal, comme on rompait jadis une lance en l'honneur des dames. Le tournoi, réduit à de bourgeoises et matérielles proportions, perd tout prestige chevaleresque; et, sous la visière de nos modernes champions, apparaissent l'urne, l'emploi et l'abonné. Cependant les raffinés n'ont pas entièrement disparu de la surface de la terre ; nous en avons connu, il en existe encore. Voici un petit duel de deux d'entre eux qui dura seulement dix-neuf ans ! ”
Roger de Beauvoir,
Le Chevalier de Saint-Georges
“ Pour les créoles seuls sont réunis dans ce vaste champ les différens jeux d’adresse auxquels ils s’adonnent, le tir au pistolet, la course de bague, l’escrime, le palet, la gymnastique. Ce sont les dames qui doivent désigner le vainqueur. Comme dans les antiques tournois, tous les combattans seront masqués, afin que le prix décerné par elles ne soit donné qu’au plus digne. La récompense est au choix du triomphant. ”
Georges Le Roy, Jeux de plein air et d'intérieur… (1914)
“ En général, on joue sur la repaume à la volée — la volée basse naturellement — mais on peut aussi convenir que ces reprises peuvent être faites après un ou deux bonds de la balle, le joueur qui l'envoie se plaçant alors suffisamment loin. LE TOURNOI EVOCATION d'un sport du moyen âge, le tournoi est un jeu empruntant une petite allure combative qui n'est par pour déplaire à ceux — s'il en est encore — qui rêvent des temps épiques de la Chevalerie. ”
Auguste Vacquerie,
Les Miettes de l'histoire
(1863)
“ Après le saut , on eut le tournoi . Le roi de France étonna les dames par la célérité de sa lance et par le feu de son cheval . Le roi d' Angleterre , qui était gros et sanguin , compensa l' élégance qui lui manquait en assommant , d' un coup de lance sur la tête , le gentilhomme qui lui faisait face . Ce gentilhomme avait un frère qui réclama , disant qu' un tournoi était un jeu et non une guerre , et qu' il n' était pas permis , même aux rois , d' y assommer les gens ; un de ceux du côté d' Henri ferma la bouche à ce frère insolent avec la pointe de son épée . ”
Marcel Rouff,
Montagnes, édition illustrée de nombreuses photographies
(1931)
“ Les boxeurs imposent leurs poings au monde délirant . Les équipes de foot-ball et de rugby traînent après elles les foules ferventes que ne soulèvent plus que les strophes musculaires des buts et des essais , et les joueurs de tennis au-dessus du filet s' envoient la gloire à la volée . ”
Alfred Philibert Soupé, Études sur la littérature sanscrite
“ Les concurrents vont y affluer en armes, afin de participer aux tournois ; les maîtres du pays distribueront aux prêtres l’or, l’argent, les vaches, les mets exquis ; les chanteurs, les bardes, les danseurs, les mimes, les lutteurs rivaliseront d’adresse ; mille spectacles variés attireront la foule. ”
Ernest Duvergier de Hauranne,
Les États-Unis en 1867. — Un an de guerre politique
“ Ce n’est pas une spectatrice indifférente, qui assiste à ces tournois comme à un combat de gladiateurs, prête à applaudir au plus fort ou au plus perfide et à se prostituer en récompense au vainqueur encore tout sanglant. ”
Pierre de Coubertin,
Bulletin Officiel du Comité Olympique Suisse
“ Je crois que, de plus en plus, les grands tournois organisés en marge des Jeux doivent avoir leur pleine autonomie et ne pas être confondus avec les Jeux eux-mêmes dont le but premier est la glorification de l’athlète individuel. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Dans le choc, la plupart des lances volent en éclats et les jouteurs désarçonnés se déclarent vaincus, leur armure et leur cheval appartiennent de droit au vainqueur, car ces tournois sont un jeu de hasard comme celui des dés. Bon nombre de tournoyeurs renommés, plus avides de florins que d’une gloire puérile, tirent grand profit de leur adresse dans ces joutes ridicules, les adversaires qu’ils ont vaincus rachetant presque toujours leurs armes et leurs chevaux moyennant une rançon considérable. ”
André Laurie,
Un semestre en Suisse
(1905)
“ Est-ce que vous avez des parties de golf à Paris ? demanda un matin Archibald à Jacques Ambert. — N'est-ce pas le même jeu que le cricket? — Non, certes, bien que ce soit également un jeu écossais et que l'on y frappe la balle de bois avec un battoir ou crosse. — Il est possible que vos compatriotes y jouent en France à l'occasion, mais ce n'est pas un sport usité dans nos lycées. Nous connaissons surtout le lawn tennis, le foot-ball. ”
Pierre de Coubertin,
Universités transatlantiques
“ Les joueurs se battent avec entrain, mais ils ont, en même temps, une grâce et une aisance dans les mouvements qui rendent le spectacle particulièrement agréable. D’autres jouent au tennis ; d’autres sont assis dans l’herbe à regarder leurs camarades. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Selon les auteurs de l’histoire bysantine, les peuples d’orient ont appris des François l’art & la pratique des tournois ; & en effet notre nation s’y est toujours distinguée jusqu’au tems de Brantome. La veille des tournois étoit annoncée dès le jour qui la précédoit, par les proclamations des officiers d’armes. Des chevaliers qui devoient combattre, venoient aussi visiter la place destinée pour les joutes. « Si venoient devant eux un hérault qui crioit tout en hault, seigneurs chevaliers, demain aurez la veille du tournoy, où prouesse sera vendue, & achetée au fer & à l’acier ». ”
Just-Jean-Étienne Roy, Le baron des Adrets : épisode du commencement des guerres de religion du XVIe siècle… (1866)
“ Du reste, laissons ce sujet de conversation, déplacé sans doute à la veille des fêtes qui se préparent, et parlons un peu de la journée de demain. Est-ce que vous ne voulez pas, comme vos jeunes compagnons d'armes, figurer au tournoi comme acteur? A mon avis, je crois que vous feriez bien de vous y présenter en qualité de jouteur, ce serait une manière convenable de répondre à la gracieuse invitation de Sa Majesté. Le roi aime beaucoup ces sortes de combats pacifiques; il y déploie lui-même une adresse remarquable ”
Georges Montorgueil,
Jouons à l'histoire : la France mise en scène avec les joujoux de deux petits Français
(1908)
“ Ainsi vêtus, sous les yeux de nobles et belles personnes assises dans les tribunes, les adversaires s'attaquent. Celui qui désarçonne l'autre est proclamé vainqueur. Nous allons assister au tournoi qu'Henri II a donné, à l'occasion du mariage de sa fille. Jean a dessiné sur un premier carton, le mur, une tourelle et un ciel. Sur un deuxième carton, une tribune avec du monde dedans. Une planche est la barrière qui sépare les combattants. ”
Baron d' Étreillis, Dictionnaire du sport français… (1872)
“ Ainsi les courses, le goût du cheval, ce qui n'est pas la même chose, le manége, les chevaux d'attelage, la chasse à courre et à tir, les armes, le canotage , le patinage, la gymnastique, le billard, le jeu du cricket, même des boules, ce modeste passe-temps, tout cet ensemble et beaucoup d'autres choses encore, se trouvent compris dans la définition générique de sport. Il y a donc des sports de toute sorte, depuis le cheval, les armes et la chasse, les plus nobles sports auxquels un homme puisse se livrer, jusqu'aux plus ignobles, la boxe et la savate. ”
Gabriel Letainturier, Le Duel à travers les âges, histoire et législation… (1892)
“ Cependant , au moyen-âge , le tournoi se confondit fort souvent avec le duel proprement dit . Soit qu' il y ait eu accident , soit que l' ardeur du combat ait fait oublier aux combattants le véritable but de leur rencontre , qu' ils aient vu rouge , en un mot , il arriva très fréquemment que les tournois eurent un dénoûment meurtrier . Plus les armures étaient solides , plus les chevaliers étaient bardés de fer , ne laissant rien apparaître de leur visage ou de leur corps , et plus les coups frappés étaient violents . ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Leurs varlets les relèvent presque tout d’une pièce dans l’épaisse carapace de fer qui gêne leurs mouvements, et, les jambes raides, écartées, ils regagnent les barrières ruisselants de sueur, car ces nobles tournoyeurs portent sous leur armure, afin d’en amortir le rude frottement, un justaucorps et des chausses de peau rembourrés d’une épaisse garniture de crin. Les vaincus sortent honteusement de la lice, et les vainqueurs, après en avoir fait le tour en caracolant, s’approchent de l’amphithéâtre où trône la reine du tournoi ”
