Résumé

Paul Féval Le Roman de minuit, par Paul Féval (1859)

Que chacun regarde autour de soi. Chacun verra s'il connaît beaucoup de braves qui puissent conserver cette sincère et sereine tranquillité au seuil de la dernière heure.
Et qui sait si quelque espérance obstinée ne restait pas au fond de ce cœur ulcéré?
Au moindre bruit, M. Martin tressaillait.
Vous savez bien que Dieu a voulu cela.
L'espoir s'acharne. C'est la folie incurable ; il faut qu'un malheureux ait respiré son dernier souffle pour qu'on puisse dire: « Celui-là n'espère plus. »
Spirare, sperare, disait l'adage romain.
L'espoir, c'est la vie.
Source : Gallica

Paul Féval Le Roman de minuit, par Paul Féval (1859)

Rose saisit le coup d'œil au passage;
par une manœuvre aussi habile que hardie, elle barra la route à son époux vaincu et lut d'un seul coup d'œil : « La lettre de Bonnard m'a tout appris, je pardonne, et je meurs. » — Madame, commença M. Martin d'un accent mélancolique où la noblesse le disputait à la contrariété, vous avez mon secret.
Il n'acheva pas. Ce sexe est sans pitié, quels que soient son poids et son âge.
Rose s'était laissée choir dans la bergère et se livrait aux éclats d'un rire spasmodique.
Source : Gallica

Paul Féval Le Roman de minuit, par Paul Féval (1859)

Mais, en tombant, les deux bras d'Alexandre rendirent la liberté à Rose. Rose bondit comme une lionne.
— Et vous croyez que je souffrirai cela?
s'écria-t-elle; on se sera mis en quatre!.
Approchez, Alexandre!.
Tout le monde frémit.
M. Martin eut le rire incisif et caustique des indignations traduites d'Euripide.
— Et vous croyez, dit-il à son tour, que je n'avais pas tout deviné! Voici détachés les cordons du masque! cette faible femme n'a pas su dissimuler jusqu'au bout. A l'aide de cette croix, vous vouliez marchander mon consentement au mariage
de ma fille.
Source : Gallica

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