Paul Féval, Le Roman de minuit, par Paul Féval (1859)
“ Que chacun regarde autour de soi. Chacun verra s'il connaît beaucoup de braves qui puissent conserver cette sincère et sereine tranquillité au seuil de la dernière heure. Et qui sait si quelque espérance obstinée ne restait pas au fond de ce cœur ulcéré? Au moindre bruit, M. Martin tressaillait. Vous savez bien que Dieu a voulu cela. L'espoir s'acharne. C'est la folie incurable ; il faut qu'un malheureux ait respiré son dernier souffle pour qu'on puisse dire: « Celui-là n'espère plus. » Spirare, sperare, disait l'adage romain. L'espoir, c'est la vie. ”
