Benjamin Rabier

Résumé

Benjamin Rabier,  Martin et Jocko par Benjamin Rabier (1912)

“ Et voilà notre ours qui, se souvenant des soins que lui a prodigués son ami quand il avait les yeux brûlés de poivre, lui rend la pareille en lavant les enflures causées à Jocko par les dards des abeilles.
Ce petit bain rafraîchit et soulagea le singe qui, reconnaissant, oublia sa rancune et serra la patte de
Martin.
Puis, comme
la nuit tombait, nos voyageurs gagnèrent le bois qu'on apercevait à l'horizon, dessinant leur silhouette noire sous les rayons de la lune qui venait de se
lever dans le ciel pur. L'intention de nos deux amis était de chercher un gîte dans la forêt.
”
Source : Gallica

Benjamin Rabier,  Martin et Jocko par Benjamin Rabier (1912)

“ Il glisse rapidement sur ses roues et 'prend son vol comme un grand oiseau
à travers les routes de l'air ! emportant Jocko et Martin ébahis et très effarés ! Car ils se demandent ce qui leur arrive !
Ils voguent dans l'espace au-dessus des plaines et des collines, au-dessus des villages dont les maisons leur apparaissent comme des taupinières.
— Nous voilà devenus des hirondelles ! s'écrie Jocko que ce moyen de transport commence à amuser, énormément. Les oiseaux nous regardent passer avec étonnement ! Te voilà devenu un ours volant, mon vieux Martin ! Vive le vol en plein ciel !
”
Source : Gallica

Benjamin Rabier,  Martin et Jocko par Benjamin Rabier (1912)

“ Jocko grimpe lestement sur la tête de l'ours, le caniche saute sur la tête du singe et parvient ainsi jusqu'aux saucisses convoitées; il en saisit une entre ses dents. Mais, au même moment, Martin, que son bain dans la rivière a probablement enrhumé, éternue avec fracas. La colonne animale se désagrège, Jocko et Tirko perdent l'équilibre et roulent par terre. Heureusement que le chien n'a pas lâché sa saucisse. Tout le cordon vient à la suite. ”
Source : Gallica

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