Résumé

Les contes du lapin vert (1927)

“ Pitance uniforme et sans goût.
— Les lapins dans les bois sont plus heureux que moi, pensait-il; ils choisissent leur nourriture et ne sont point attachés.
Un soir qu'on lui avait détaché son collier pour le réparer, Brifout se cacha dans une grange et, quand la nuit fut venue, il prit la clef des Champs.
Le matin, le chien libéré s'adossa au tronc d'un hêtre et respira l'air à
pleins poumons. — Ah ! que c'est bon la liberté.
« Ah! que c'est bon! que c'est bon,» répétait le chien, heureux de vivre.
Quand l'heure du déjeuner arriva, Briffaut voulut manger du lapin.
”
Source : Gallica

Les contes du lapin vert (1927)

“ Il se sentit plus léger que jamais et regagna a toutes pattes son logis.
Cette aventure ne guérit pas Toby de son orgueil. Son esprit était obsédé par le coq dominateur. Un beau jour, le jeune orgueilleux entreprit l'ascension du clocher.
Et il réussit dans sa tâche.
— Enfin, s'écria Toby juché sur le coq en zinc, je suis le personnage le plus élevé du pays !
A peine avait-il prononcé ces paroles que le vent tourna et passa du nord au sud.
Le coq dans sa pirouette projeta Toby dans le vide. Cette fois, ce lut dans un puits que le petit chat tomba.
Les chats craignent l'eau froide.
”
Source : Gallica

Les contes du lapin vert (1927)

“ Tous les habitants du lieu défilèrent devant Briffaut. Tous furent d'avis que la liberté avait son envers.
Le chien reprit son collier et tout rentra dans l'ordre.
- Crois-moi mon vieux, dit le chat à riffaut, il ne faut pas se dresser contre la destinée. Subissons avec philosophie l'existence qu'elle nous a tracée.
MARTIN L'ÉTOURDI
!
— Mon cher enfant, disait Médor à son fils Martin, il faut apporter de la réflexion dans les moindres actions de la vie; faute de quoi on est à la merci des pires déconvenues.
”
Source : Gallica

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