Résumé

Les contes du renard blanc (1929)

“ Le loup était apparu et, déjà; le féroce animal posait, sur le déjeuner du renard, une patte imposante.
— Part à deux? dit Me Goupil, intimidé et déçu.
— Part à moi tout seul, lui répondit le loup.
— Mais, reprit le renard, j'ai trouvé ce lapin. vous n'avez pas le droit.
— Le droit n'est pas pour moi, c'est vrai, rétorque aussitôt le loup, mais j'ai autre chose : la Force ; et comme la Force prime le Droit, décampe sur le champ ou je vais te faire voir de quel bois je me chauffe.
Goupil était bien trop prudent et bien trop intelligent pour tenir tête au loup.
”
Source : Gallica

Les contes du renard blanc (1929)

“ Cet ennemi, c'était Grognard, le chien de garde du domaine de Trainefeuille.
Que Goupil et Grognard se trouvent en présence, et c'est la bataille.
— Un de nous deux est de trop ici, dit le chien. Il faut que l'un de nous disparaisse.
— Soit ; permettez-moi, mon bon Grognard, de vous faire une proposition, répondit Goupil d'une voix mieilleuse. Nous allons nous battre loyalement aux poings, à la moderne, et celui qui sera knock-out quittera le pays.
”
Source : Gallica

Les contes du renard blanc (1929)

“ Dix fois par jour, Mme Renard préparait des bouillons astringents dans lesquels elle faisait tremper le museau de son mari. Petit à petit, la trompe se rétrécit, car la nature n'aspire qu'à revenir à la normale, et trois semaines de traitement suffirent à guérir Goupil.
A partir de ce jour, il fit payer cher aux lapins les moqueries et les sarcasmes qu'il avait eus à subir.
Le naturel avait repris le dessus : Goupil, oubliant la leçon de l'éléphant, était redevenu le féroce et redouté habitant des bois.
”
Source : Gallica

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