Benjamin Rabier, Les contes du chien jaune (1950)
“ L'oie Gertrude chercha un beau matin à lier conversation avec Fortuné. Elle ne put y parvenir. — Pourtant, dit l'oie, une volaille vaut bien un pourceau. — J'ai la taille et l'aspect d'un porc, répondit Fortuné, mais j'ai l'intelligence d'un éléphant ; et un éléphant ne parle pas à une oie. Gertrude alla raconter son aventure à ses amis : — Croyez-vous ? cet imbécile de Fortuné qui ose comparer son intelligence à celle d'un éléphant ? — Nous refroidirons sa vanité quand l'occasion se présentera, se contenta de répondre Briffaut. ”
