Joseph-Donat Dufour

Résumé

Joseph-Donat Dufour Vers les sommets

L’homme aime plus fort, mais son amour ne peut résister à tant de force, car il est actif et prodigue. La femme, elle, ajoute à son amour ce qu’elle a de rêve, d’imagination, de poésie, d’idéal ; tandis que l’homme, y lisait-on toujours, mêle au sien un peu trop d’intérêt personnel et d’égoïsme. Cela, Jules, je ne le crois pas. La femme peut éprouver un profond sentiment d’amour, le faire partager un instant, l’intensifier et le conserver à jamais. L’homme est capable de recevoir le coup de foudre, de prendre feu et flamme, mais son cœur est presque toujours victime de trop d’embrasement !
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Joseph-Donat Dufour Vers les sommets

Une fois Jules et Mlle Françoise assis l’un à côté de l’autre, cette dernière dit, sur un ton d’allégresse :
— Le rêve de vie de celui qui m’est le plus cher au monde est aussi le mien, cher Jules. Toute femme digne de ce nom n’aime que l’homme sans peur qui combat, qui affronte le danger pour le succès d’une belle cause. Elle doit se hausser le plus possible au niveau où il veut évoluer, afin de l’inspirer, de le soutenir, de l’aider et, au besoin, de partager avec lui la tâche, de quelque grande envergure qu’elle soit.
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Joseph-Donat Dufour Vers les sommets

Il n’est jamais complètement satisfait de son œuvre. Souvent, hélas ! juste au moment où il croit avoir trouvé, l’édifice élevé avec peine, croule, tel un château de cartes. Si, au milieu de ses travaux, il perd certaines illusions, jamais le moindre nuage d’abattement ne glisse sur le ciel de son rêve de psychologue.
Sa mère, qui craignait pour lui l’épuisement, remarqua un jour :
— Je crois, Jules, que tu uses tes forces en pure perte. Le gouvernement du monde est sous le pouvoir des puissances d’argent. La voix forte des faibles comme toi est faible chez les forts comme elles.
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