Frédéric Rouquette

Résumé

Frédéric Rouquette Le carnaval de l'honnêteté (1882)

Que demander de plus! Et puis, ajoutait le curé, Mlle Jeanne ne trouvera-t-elle pas un père dans M. Travel! N'aura-t-elle pas un ami dans le digne M. Valréas!.
Pauvre curé ! Il était de bonne foi, lui aussi !
Il ne pouvait soupçonner dans l'âme de ceux qu'il avait reçus naguère à sa table, des pensées qui ne fussent par toutes tournées vers Dieu! Lui aussi s'était laissé prendre à l'apparence. Être et paraître! Tant que le monde sera monde, il y aura des dupeurs et des dupés, des hypocrites et des gens de trop bonne foi
Source : Gallica

Frédéric Rouquette Le carnaval de l'honnêteté (1882)

Jeanne ne put supporter un pareil spectacle.
Ah! si Louis s'était fait aimer durant sa vie, s'il avait eu pour sa femme la moindre affection, il aurait pu être cent fois plus hideux encore, sa femme n'aurait pas déserté son chevet!
Pour la plupart des gens, l'image de la mort est repoussante. La vue d'un cadavre fait naître dans le cœur je ne sais quel sentiment de terreur qui vous fait fuir d'une chambre mortuaire.
Mais si la sœur de charité y reste par devoir, la femme, l'épouse, la mère y restent par amour. Elles n'ont pas peur!
Source : Gallica

Frédéric Rouquette Le carnaval de l'honnêteté (1882)

Et Mlle Latour alla appeler Jeanne.
— Mme Sartène te demande en mariage pour son fils. Je lui ai répondu ce que tu aurais dit toi-même ; mais je tiens à ce que tu fasses connaître de vive voix ton sentiment à madame.
— Il y a des hommes qui sont plus estimables les uns que les autres, dit Jeanne, et je crois que je serais heureuse avec M. Sartène.
— Mais, dit la tante interloquée, tu ne m'en as jamais parlé.
— Je n'ai pas osé, dit la jeune femme.
— Vous n'avez plus rien à dire, mademoiselle Latour? dit la mère d'Armand. Votre nièce a assez souffert; il est juste qu'elle soit heureuse.
Source : Gallica

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