René Delorme

Résumé

René Delorme Fleurs troublantes (1889)

« L'homme qui considère la femme comme un moyen d'arriver, l'homme qui se marie pour avoir de la fortune et pour satisfaire son ambition est indigne. » Elle pensait que le génie et la science, personnifiés pour elle dans Armand, étaient au-dessus des mesquineries humaines ; qu'avec son amour d'enfant, son cœur de provinciale, elle aurait entravé la route de cet esprit fier, et qu'elle avait bien fait de se sacrifier pour lui laisser le chemin libre. A ses yeux, le dévouement absolu, allant jusqu'à l'effacement complet de soi-même, était la véritable expression de l'amour.
Source : Gallica

René Delorme Fleurs troublantes (1889)

Jeanne accourut.
A mesure qu'elle s'approchait, le détail de sa beauté devenait plus visible. L'apparition, presque diaphane d'abord, se faisait précise. Tout à l'heure, quand elle s'était montrée parmi les clématites, on ne distinguait que le contour ovale de son visage et la splendeur de ses cheveux blonds ; c'était comme l'ébauche d'une aquarelle sur laquelle les teintes et les lignes principales sont seules indiquées. Maintenant Armand pouvait admirer la pureté de son front, la finesse de ses traits, la grâce de ses lèvres.
Il était impossible de rêver un ensemble plus gracieux.
Source : Gallica

René Delorme Fleurs troublantes (1889)

Armand se sentit tout d'abord la tête lourde, la bouche pâteuse. Il éprouva l'impression désagréable des lendemains. Il avait beau se frotter les yeux, c'est à peine s'il pouvait les tenir ouverts. La clarté du jour lui faisait mal.
Quand il fut redevenu à peu près lucide, il jeta un regard autour de lui, et il vit.
Il vit un individu qui dormait profondément sur son tapis.
Est-il besoin de le nommer? c'était Cabirol qui avait ramené Armand, qui l'avait déshabillé et couché, et qui, une fois sa mission remplie, n'avait pas eu la force d'aller plus loin.
Source : Gallica

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