Léon de Tinseau

Léon de Tinseau

Résumé

Portrait de Léon de Tinseau Léon de Tinseau La meilleure part (1891)

Il avait fait un rêve, celui d’appeler Jeanne son amie, en l’appelant d’un autre nom tout bas, si bas, que lui-même pût à peine l’entendre. Non ! cette amitié menteuse, était impossible, funeste à son repos. Si l’amour partagé comble les abîmes, l’amitié, comme certaines fleurs délicates, languit et meurt au bord du précipice.
Il ne retournerait pas rue de Varenne. Il se laisserait oublier, ce qui ne serait ni long ni difficile. Oublierait-il, lui ? Du moins, il allait essayer. Allons, Vieuvicq, à la besogne !
Source : Gutenberg

Portrait de Léon de Tinseau Léon de Tinseau La meilleure part (1891)

Debout devant l’étau, vêtu d’une jaquette légère, les cheveux au vent, le visage animé par son travail, Guy retouchait une tige menue de métal.
Elle l’eût considéré longtemps. Mais, comme si le regard qui pesait sur lui l’eût touché, Guy se retourna.
— Mon Dieu ! s’écria-t-il en jetant sa lime, c’est vous, Jeanne ! Comment ! c’est vous ?... Qu’y a-t-il ?
Source : Gutenberg

Portrait de Léon de Tinseau Léon de Tinseau La meilleure part (1891)

L’heureuse gardienne de cette maison où l’on se couchait si tôt sortit de sa loge au bruit. Un valet de pied aidait à descendre de voiture une visiteuse comme la rue Delambre n’en recevait pas souvent. Sur les portes voisines, aux fenêtres, des femmes et des enfants regardaient l’équipage.
L’instant fatal était arrivé. Jeanne n’avait plus qu’un désir : en finir au plus vite, se convaincre elle-même de la réalité d’une chose que son cœur refusait de croire possible, et sortir de cette maison en secouant la poussière de ses pieds et les illusions de son cœur.
Source : Gutenberg

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