Georges Ohnet,
Les batailles de la vie. Serge Panine
(1881)
“ Vous le voyez, Jeanne, grâce à vous, aux yeux de tous, mon bonheur est complet. Jeanne fronça le sourcil, et, sans répondre, fit de la tête un signe dédaigneux et hautain. Cayrol continua, sans voir ces symptômes précurseurs d'un orage : — On m'envie! et je le comprends ! Je ne changerais avec personne. Tenez! Notre ami le prince Panine est bien heureux, il épouse une femme riche dont il est aimé et qu'il adore. Eh bien! il n'est pas plus heureux que moi! Jeanne se leva brusquement, et foudroyant son mari d'un regard étincelant : — Monsieur! s'écria-t-elle avec colère. ”
