Pierre Mille,
Caillou et Tili
(1911)
“ Il est déjà mort, ou il fuit. L’enthousiasme sanguinaire de Caillou le transporte et l’exalte. Il clame qu’il tue, il sent qu’il tue. Et il se promène maintenant dans son triomphe... Tout à coup, au moment même où son ivresse est au comble, voilà qu’une poule sort du poulailler et marche vers lui. Elle avance avec cet air fantasque et ces directions imprévoyables qu’ont les poules, elle avance sans faire semblant de rien, elle avance paraissant toujours regarder, de ses inquiétants petits yeux noirs, les mollets nus de Caillou. ”
