Pierre Mille,
Caillou et Tili
(1911)
“ L’oncle, au bout de quelques semaines ou de quelques jours, éprouve, sans même le savoir, le désir de se retrouver solitaire, de chasser, de pêcher, de se promener librement derrière son chien, d’entendre tranquillement chanter l’oiseau qui est dans la cage, et de causer avec la cuisinière. Il cause avec elle de Caillou, du reste, de la maman de Caillou, et de tout ce qui touche à Caillou. Son âge le porte à aimer le souvenir plus que l’action, et même à craindre l’avenir. C’est ce qu’il appelle « aimer les siens », et c’est peut-être en cela qu’il est un égoïste, comme on le dit. ”
