O. Chevalier Desormeaux

Résumé

O. Chevalier Desormeaux Mémoires d'une petite chatte (1862)

Je ne fis qu'un bond de la cuisine au salon. Blanche brodait sur le perron, j'arrivai près d'elle en miaulant de toutes mes forces et d'une manière lamentable. — Qu'as-tu, Mitis (elle m'avait nommée Mitis) ! qu'as-tu ? dit-elle. Je redoublai mes lamentations, en m'éloignant dans la direction du chalet de Blanchette. Ma maîtresse intriguée me suivit ; mais je pleurais toujours en courant. Enfin Blanche, guidée par moi, arriva au chalet; elle trouva sa chèvre qui bêlait trisletement, et elle vit qu'on avait attaché la pauvre bête à un pieu qui se trouvait là.
Source : Gallica

O. Chevalier Desormeaux Mémoires d'une petite chatte (1862)

A la vue de sa mère, Emma s'arrêta confuse et rougissant de son emportement.
— Comment se peut-il, Emma, dit la maman, que tu te mettes dans un pareil état? La colère est une chose affreuse, même quand elle a pour source un sujet juste et sérieux ; mais lorsqu'elle est excitée par un animal, elle devient absurde et ridicule.
— Maman, dit la petite fille, voyez si je n'ai pas sujet d'être furieuse contre cette bête stupide et malfaisante. J'avais posé sur un fauteuil le joli chapeau tout neuf de ma poupée; cette vilaine, en se couchant dessus, en a fait cette affreuse loque que vous voyez.
Source : Gallica

O. Chevalier Desormeaux Mémoires d'une petite chatte (1862)

Les deux valets que j'avais vus le matin du jour où j'eus le malheur de plaire à mademoiselle J'ordonne, furent appelés en hâte. Ils se mirent à me chercher, et j'entendis les indignes flatteurs et menteurs dire bien haut : Si nous attrapons cette maudite chatte, nous la tuerons pour avoir osé porter la patte sur notre jeune maîtresse. Ah! pauvre demoiselle, Comme elle souffre, cela est pénible à voir.
Source : Gallica

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